Courir sans faire fondre son compte en banque
Si vous vous lancez dans l’objectif marathon avec un compte en banque aussi désert qu’un sentier de montagne oublié, l’adidas
Runfalcon 6 ATR va vite devenir votre meilleure alliée. J’ai vu quantité de coureurs préparer leur première grande course en achetant les chaussures les plus chères et les plus sophistiquées du marché, pour finir avec les pieds en compote et le portefeuille allégé. Ici, c’est une autre histoire. Ces chaussures sont faites pour avaler les kilomètres sans avoir l’impression de porter aux pieds le prix d’une petite voiture.
L’idée est simple : une chaussure fiable, qui résiste aux chocs répétés des sorties d’entraînement. Pour préparer un marathon, la régularité est essentielle. Il vous faut une paire qui vous accompagne de la même façon lors d’un footing du mardi matin et d’une longue sortie éprouvante le dimanche. La
Runfalcon 6 coche toutes les cases. C’est le cheval de bataille du monde du running, conçu pour encaisser vos blocs d’entraînement et garder vos chaussures de course hors de prix toutes fraîches pour le grand jour.
Quand on vise des sorties de plusieurs dizaines de kilomètres, le confort n’est pas négociable. La technologie Cloudfoam intégrée à la semelle intermédiaire porte bien son nom. Elle apporte cette indispensable absorption des chocs qui épargne vos articulations des impacts incessants du bitume. Elle n’offre pas le retour d’énergie explosif des plaques en fibre de carbone, mais sa foulée moelleuse et indulgente est souvent exactement ce qu’il faut à vos jambes quand, dans les dernières semaines d’entraînement, elles commencent à peser aussi lourd que des piliers de plomb.
En France, je sais bien que nos routes et nos sentiers sont rarement parfaitement uniformes. Une minute, vous courez sur une voie communale toute lisse, la suivante, vous traversez un parc ou un chemin de gravier. La mention
ATR signifie All-Terrain, autrement dit tout-terrain, et elle n’est pas là pour faire joli. La semelle extérieure en caoutchouc accroche étonnamment bien pour une chaussure de cette gamme : vous passez de la route à la terre avec l’assurance d’un bouquetin. Elle n’est pas conçue pour l’escalade technique, mais pour les parcours de marathon mixtes que beaucoup d’entre nous rencontrent, elle fait largement l’affaire.
Enfin, parlons poids et facilité à les glisser dans un sac. Que vous partiez courir une course à New York ou que vous rangiez simplement vos affaires dans un casier de salle, ces chaussures sont agréablement légères. Elles ne transforment pas votre sac de sport en ancre. Simples, sobres et résistantes, elles incarnent l’esprit de la course : vous, la route et l’objectif devant vous. Prêt à vous lancer ? Ne vous prenez pas trop la tête avec l’équipement, enfilez-les et commencez à accumuler les kilomètres.
Des caractéristiques qui tiennent la distance au quotidien
Voyons pourquoi cette chaussure est une pépite discrète pour ceux qui rêvent de marathon. Pour commencer, la tige en textile est respirante. Rien de pire que de terminer une longue sortie avec les pieds comme après une séance de sauna. La maille laisse circuler l’air et limite les frottements ainsi que les échauffements, ces ennemis silencieux d’une foulée efficace sur longue distance. Gardez les pieds au frais, et vous gardez l’esprit dans la course.
Le laçage est on ne peut plus classique, et j’adore ça. Pas de cliquets sophistiqués ni de câbles de tension qui cassent ou se coincent dans la boue au milieu d’un sentier forestier. Des lacets solides et ordinaires vous permettent d’ajuster la pression sur le cou-de-pied comme vous l’aimez. À l’heure des technologies inutilement compliquées, c’est rassurant de savoir qu’en cas de besoin, on peut remplacer un lacet cassé pour quelques centimes dans n’importe quelle quincaillerie.
La semelle extérieure en caoutchouc mérite elle aussi le détour. J’ai vu des chaussures petit budget s’user en un seul cycle d’entraînement marathon et finir aussi lisses que les pneus d’une voiture de course. La
Runfalcon 6 est fabriquée avec un mélange plus robuste, prévu pour résister aux aspérités de la route. Elle offre l’adhérence nécessaire sur les chemins glissants du matin et la stabilité qui aide votre cheville à rester dans l’axe, même quand la fatigue commence à dégrader votre foulée vers la fin d’une longue sortie.
Une petite précision pour les amoureux du plein air : ces chaussures ne sont pas imperméables. Si vous comptez courir dans la boue épaisse ou sous de fortes pluies au cœur de l’hiver, vous sentirez l’humidité. En revanche, comme elles sont en matières synthétiques, elles sèchent assez vite après un lavage. Évitez simplement le sèche-linge, à moins de vouloir chausser des souliers taille poupée une fois qu’ils seront secs.